« Save Food From The Fridge »… Back to the basics anti-gaspillage

Aujourd’hui, la tendance est à la conservation au frais. Tous les aliments sont stockés indifféremment dans le réfrigérateur alors que souvent ils se conserveraient mieux autrement. Les fruits et légumes par exemple sont des produits frais qui nécessitent une conservation précise. Certains restent à température ambiante, comme les tomates, alors que d’autres comme la salade ont besoin de fraîcheur…

Diplômée de la Dutch Design Academy Eindhoven, l’artiste coréenne Jihyun Ryou a réinterprété les savoirs-traditionnels de conservation des aliments dans des designs actuels, pratiques et contemporains pour son projet «Save Food from the Fridge».

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Elle explique sur son blog les motivations qui ont guidé son travail: « Ce projet met en lumière les savoirs traditionnels oraux qui se sont accumulés, d’expériences en expériences, et transmis verbalement de générations en générations. Particulièrement intéressée par la conservation des aliments, il me semblait alors réalisable de transposer ce savoir-faire dans notre vie de tous les jours. »

A cet effet, l’artiste a créé une série d’appliques alimentaires afin d’augmenter la durée de conservation des fruits et légumes en les plaçant dans les conditions les plus favorables en fonction de leurs caractéristiques et de leurs besoins.

Découvrez comment désemplir votre réfrigérateur et mieux conserver vos fruits et légumes en suivant ses conseils !

1. Les légumes à racines (carottes, betteraves, navet, céleri-rave, navets), ayant besoin de températures basses et d’un taux d’humidité important doivent être stockés dans du sable légèrement mouillé (un entonnoir en verre permet de maintenir le sable humide). De plus, en les plaçant de manière verticale, on augmente leur durée de conservation.

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

2. Les poivrons, courgettes, aubergines et tomates nécessitant un environnement plus chaud mais aussi plus humide doivent être stockés au-dessus d’un bac à eau. Le même principe est appliqué au bol de fruits. Son concept vient de la sagesse d’un vieux fermier qui conservait ses fruits sur un bol d’eau avant de les vendre.

Crédits photos : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits photos : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

3. Le riz sera utilisé pour absorber l’humidité des pots à épices et les garder au sec. Pour cela, l’artiste a prévu un petit espace pour le riz dans le bouchon en liège de chaque pot.

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

4. Séparer les pommes, avocats et bananes qui émettent des gaz d’éthylène provoquant l’accélération du processus de mûrissement des autres fruits et légumes. Cependant, lorsqu’ils sont combinés avec des pommes de terre, ils permettent de les conserver sans qu’elles germent. L’artiste  a créé une boîte en bois qui contient des pommes de terre dans l’obscurité (pour les empêcher de germer), tandis que les trous sur le dessus leur permettent de bénéficier des gaz émis par les pommes.

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

5. Les œufs ont tendance à absorber les odeurs des autres aliments par leur surface poreuse. En les conservant en dehors du frigo, on évite ce problème. Avant utilisation, on vérifie qu’un œuf est bien frais en le plongeant dans un bac à eau. Si ce dernier se positionne de manière horizontale dans le fond, c’est qu’il est frais et prêt à être consommé! Les mauvais œufs, quant à eux, flottent en surface. Comme disait ma grand-mère : « Les œufs c’est comme les humains, les pourris remontent plus facilement au-dessus du lot ».

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Crédits : SHAPING TRADITIONAL ORAL KNOWLEDGE, Jihun Ryou

Ces conseils très pratiques, sont facilement applicables et nécessitent peu de matériel 🙂  

Vidéo de Jihun Ryou : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=mG9xYVyAnuc

Site web de Jihyun Ryou : http://www.savefoodfromthefridge.com/

Pour en savoir plus et partager des idées sur les techniques de conservation des aliments : http://shareyourfoodknowledge.tumblr.com/

Et pour les « inconditionnels du frigo » (la majorité d’entre nous certainement), voici aussi un lien qui rappelle les principales règles à respecter pour bien conserver les aliments dans votre réfrigérateur : http://www.papillesetpupilles.fr/2013/02/chaine-du-froid-et-duree-de-conservation-des-aliments-au-refrigerateur.html/

Cet article est publié par Ibertakanes et Zero Zbel Xperience, dans le cadre de leur collaboration autour de la thématique du gaspillage alimentaire. 

Compost : où en est « The Big Zbel Box » au bout d’un mois ?

Il y a un peu plus d’un mois j’ai fabriqué un composteur de jardin, The Big Zbel Box, et voici où en est mon compost de déchets organiques aujourd’hui :

Toute la famille y met ses déchets de cuisine, qui sont mélangés à quelques déchets de jardins aussi, et pour l’instant mon composteur à l’air de bien fonctionner 🙂

Vu que je ne suis pas le seul utilisateur de ce compost, il a fallu mener un travail de sensibilisation de tous les membres de la famille pour expliquer clairement ce qui peut être mis et ce qui ne doit pas être mis dans le compost. Ça a pris au moins 2 semaines pour que tout le monde comprenne bien et qu’on ne retrouve plus « d’intrus » dans la Big Zbel Box.

Aujourd’hui, voilà à quoi ressemble The Big Zbel Box vu de l’intérieur :

photo 5 (1)Le premier compartiment commence à bien se remplir, et les déchets verts que nous y avons mis commencent à bien se décomposer. J’attends qu’au moins 2 mois soient passés avant de commencer à vider le 1er compartiment par le bas, pour transposer progressivement la matière organique « mûre » dans le 2ème compartiment pour la suite du processus de compostage.

A chaque fois que l’on rajoute des déchets, on prend soin de bien mélanger le tas pour que les nouveaux déchets et les anciens se mixent un peu. C’est pourquoi sur la photo on voit essentiellement des déchets noircis et oxydés, et peu de déchets « frais » ou verts. Le fait de mélanger favorise le processus de décomposition et évite d’avoir des odeurs désagréables car en aérant on limite la putréfaction.

photo 2

 Pour mélanger et entretenir mon composteur, j’utilise tout simplement une belle fourche trident ! Avec ça je suis le POSEIDON du compostage ! 🙂

photo 4

 

Seul petit hic : avec la pluie, le couvercle de la Big Zbel Box à pris l’eau (il est fait d’une fine planche de bois) et a un peu souffert… Il faudra que je trouve un moyen de le protéger, et je pense par exemple à le recouvrir d’une bâche de plastique que j’ai récupérer récemment dans la rue et qui ressemble à une bâche de protection utilisée pour livrer un meuble ou autre objet volumineux.

 

Et pour rafraîchir la mémoire à ceux qui ont oublié à quoi sert le compost et comment on le fait, voici une belle illustration que j’ai récupéré sur le web (malheureusement je ne me rappelle plus de la source…) :

Compostage mode d'emploi

Voilà tout ! The Big Zbel Box vous salue ! 😉

Savon home made : quelques compléments d’information

L’article publié en début de semaine sur la fabrication-maison des savons a soulevé beaucoup d’intérêt et certains bloggeurs et followers habitués de la cosméto home made m’ont soufflé 2 ou 3 conseils essentiels que voici :

1. Si vous modifiez un ingrédient dans une recette de savon, il faut absolument recalculer la quantité de soude caustique qu’il faut mettre. Pour cela, vous pouvez utiliser un calculateur en ligne comme celui -ci : Calculateur Aroma-Zone .

Par exemple, dans ma première recette j’ai fait l’erreur de remplacer l’huile de coco par du beurre de Karité sans recalculer la soude. Je risque d’avoir un savon un peu irritant pour la peau du coup… ce qui nous amène au deuxième conseil…

2. Une fois que vous avez laissé vos savons reposer pendant 4 à 6 semaines, il faut tester leur acidité avec du Papier pH. Le papier pH est très simple à utiliser : ce sont des bandelettes de papier imprégnées de réactif qui changent de couleur selon le niveau d’acidité (pH) de votre savon. Pour utiliser le papier pH, on mouille légèrement le savon et on applique le papier dessus. On lis le résultat en fonction de la couleur que prendra le papier. Selon différentes sources, le pH doit idéalement être compris entre 7 et 10,5.

Papier pH

Du coup, je testerai moi aussi le pH de mes savons dans quelques semaines, et je vous dirai ce que ça donne.

Le papier pH s’achète à la droguerie, ou dans les grands magasins de bricolage. Pour les plus curieux, vous pouvez aussi fabriquer votre propre papier pH à base de chou rouge ! 🙂 ci dessous deux sites (parmi tant d’autres) qui expliquent comment faire. Ça rappellera à certains les cours de sciences de collège :

http://naturel-addict.overblog.com/le-choux-un-papier-ph-naturel

http://www.funsci.com/fun3_fr/acides/acides.htm#6

Sinon, pour plus de recettes et d’infos sur les savons, les méthodes de dosage etc. voici quelques sites conseillés par mes anges gardiens de la cosméto :

http://byreo.canalblog.com/archives/2012/06/12/11564822.html

http://couleursavon.forumgratuit.org/

http://nolane34.canalblog.com/archives/2010/01/03/16368174.html

Avec ça vous avez de quoi vous amuser ! Enjoy ! 🙂